regional.bo.aymara-influence
L'influence de l'aymara dans l'espagnol andin
L'espagnol de l'altiplano (La Paz, El Alto, Oruro) porte un substrat aymara : emprunts (wawa), diminutifs nombreux, reportif dice/dizque et mise en avant du thème.
regionalB1Régional✓ Vérifiév0.1.0
Explication
Dans l'altiplano, l'espagnol porte un fort substrat aymara : des emprunts comme wawa (bébé/petit), le diminutif affectueux omniprésent, des marqueurs reportatifs (dice, dizque, « paraît-il ») et les marques « sí pues / no pues ». Beaucoup de Paceños sont bilingues aymara-espagnol, si bien que l'alternance codique est la norme, et non de l'espagnol « cassé ».
Un trait saillant est la tendance à l'ordre objet-avant-verbe et à la mise en avant du thème dans la parole bilingue. Reconnaître ces schémas — et entendre le diminutif comme de la chaleur plutôt que de la petitesse littérale — est essentiel pour suivre la conversation des hauteurs.
La trace grammaticale la plus distinctive est le plus-que-parfait miratif : les locuteurs des hauteurs emploient había + participe pour marquer une chose nouvellement découverte ou non vécue personnellement — había sido carito (« ah, c'était cher en fait »), había estado lloviendo. Cela découle du système évidentiel de l'aymara, qui nourrit aussi le constant dice/dizque et l'intonation montante et chantante du parler paceño.
Exemples
Le petit dort.
Région: BO
Il paraît qu'il vient, à ce qu'on dit.
Région: BO
Alors c'était vrai, finalement !
Région: BO